Introduction

Introduction
Il était une fois un lapin malin... qui s'ennuyait (oui, je sais, c'est très rare, mais ça existe). Pour pallier à cette ennui, le lapin malin en question décida de faire quelque chose... Ce lapin (au demeurant malin) avait en réserve de nombreux OS et songfics plus ou moins récentes dans ses documents... Une idée fantastiquement fantastique lui vint alors : et pourquoi ne pas les partager avec les autres?

...Après ce reflexionalisme d'une bouillonance cervicale au-delà des convenances, il alla trier les OS et songfics à peu près potables qu'il avait en réserve dans le but de les montrer à qui serait interessé.

..Et bunny-os est né!

J'éspère que mes écrits vous plairont, j'accèpte tous les commentaires même les pires (quoique avec moins d'enthousiasme). Bonne lecture à vous!

PS : certains de ces OS ont été écrits bien avant la sortie du tome 7, donc veuillez pardonner certaines incoherences (sauf si elles sont volontaires xd)

# Posté le samedi 17 novembre 2007 09:08

Modifié le samedi 17 novembre 2007 13:20

Sommaire

Sommaire
Utile, si on veut s'y retrouver...

Or donc.. Ce sommaire vous permettra de choisir l'OS de votre préférence, j'indiquerais la page, le nom de l'OS, son genre, les personnages qu'il met en scène et un bref résumé.

Enjoy!

Page 1 :

-Introduction.
-Sommaire.
- "Personne n'est personne", songfic sur Peter. Il n'est pas de trahison sans souffrance ni sans raison...
-"La seule qui l'ait jamais aimé", OS sur Merope, mère de Tom Jedusor. L'histoire racontée à travers ses yeux.
-"Tu joues dans la cour des grands". Songfic sur Peter. Peter le jour où on l'a convaincu de rejoindre le camp du seigneur des ténèbres...

Page 2 :

-"My immortal". Songfic - pas de personnage réellement précisé. Comment vivre après la mort d'un être cher? surtout lorsque ce dernier semble être l'ombre qui se colle derrière ses pas?
-"Ecusson, algues et morceau de parchemin". OS mettant en avant Luna, Neville et Ginny (et indirectement Tom). Luna Lovegood? Amoureuse? Ouais, il semblerait.. Mais qui est ce Tom Jedusor dont elle semble s'être éprise? Et pourquoi Neville réagit-il si mal à cette nouvelle?
-"Seulement trop tard". OS sur Peter et Remus. Une fois de plus, Remus se voit confier une mission, mais quelle mission... Comment tenir tête à celui qui autrefois fut son meilleur ami?
-"Desintoxication". OS "délire/parodique" sur Tom. Comment expliquer une écatombe cataclismiquement improbable et abyssalement navrante? Mmm.. Le mieux c'est que vous alliez lire par vous-même.
-"10 raisons de détester Potter". OS humoristique sur le couple James/Lily. Moi et Potter? Et puis quoi encore? Allez paître chez les crapauds buffles!

Page 3 :

-"Les bienfaits de l'amour". OS (coécrit) dramatique mettant en scène Bellatrix, et un autre personnage, inventé. Ne jamais offrir son coeur à quelqu'un qui n'en possède aucun.

# Posté le samedi 17 novembre 2007 09:44

Modifié le dimanche 17 août 2008 05:02

Personne n'est personne

Personne n'est personne

La chanson de cette songfic est "Personne n'est personne" du Roi soleil... Elle date de l'été dernier, période où je me replongeais dans toutes les comédies musicales possibles et inimaginables (j'ai mes périodes nostalgie que voulez-vous, quoique le roi soleil soit une comédie musicale relativement récente. Plaidoyer pour ce cher Peter. Antis-Peter, passez votre chemin ^^

_______________________________________________________________________

Personne n'est personne...


Parfois, c'est vrai, je me le demande, en fait, je me le demande tout le temps, qu'est-ce que je suis devenu, qu'est-ce que je vaut, ai-je fait le bon choix, est-ce que je devai toujours celui de l'ombre, celui qui se cachait à l'ombre de ceux qui pourraient le protéger pour ne pas avoir à souffrir, en fait, je suis toujours celui-là, mais je ne savai pas....Quand c'est arrivé, ce n'était pas de mon amitié ou même de la leur que je doutai, d'ailleurs, aujourd'hui encore, je n'en doute pas, je sais encore ce que je ressent...Moi, je voulais juste changer de chemin, comprendre ce qui m'attendait, savoir si un jour je serai reconnu pour ce que je suis moi, et non pour ce que représente ceux qui m'entourent...Encore aujourd'hui, pas de réponse, je reste à l'arrière, sauf que personne, absolumment personne ne le sais, comme j'ai mal à continuer, mais je le ferai, je veux avancer, avancer, même si pour celà je dois me retrouver seul...

Personne n'est obligé de tout accepter,
On peut sans rien renier vouloir avancer...



J'essayerai d'oublier tout ce qui est arrivé, oublier ce qui nous liait, comme je m'en veux, mais je ne peux pas leur dire...il ne savent pas ce que je ressent, cette envie de retrouver la lumière tout en évitant la pire des obscurités, ils ne savent pas, je ne peux pas leur en vouloir, personne n'a jamais su, je ne le dis jamais, mais ils n'auraient pas compris. Je veux croire en un autre destin, même s'il semble trop sombre pour exister, je veux y croire, plus que jamais y croire, même si tout est incertain, même si tout n'est qu'illusion, je veux oublier l'avant et avancer, même si avancer sans eux me fait souffrir.

Qu'importe le passé qu'on porte derrière soi,
On peut pas croire que les portes ne s'ouvrent pas,



Peut-être était-ce là, mon destin? Je n'ai jamais cru au destin, mais de tout mon coeur je souhaiterai qu'il existe, me dire que c'était celà que je devais faire...non, je ne peux pas faire du destin un bouq emmissaire, j'ai tout décidé, ou presque, par moi-même, j'avais mes conditions, j'aurais pu mourrir pour eux, je l'aurai fait, avant....mlais je ne veux pas mourrir, non je veux continuer, je choisis sans doute la pire des voies, la plus horribles de toutes et sans doute que tout le monde me jugera pour celà, mais jamais je ne justifierai mes actes, je veux juste exister, differemment...

Personne n'a d'avance un avenir tracé,
Tout ce qu'on peut prédire se passe à coté,



J'ai fait le choix de survivre, est-ce donc si lâche que ça de choisir le pire pour rester en vie, est-ce qu'ils arriveraient à comprendre que je voulais continuer, continuer, je veux vive...je veux vivre! A n'importe quel prix, j'ai des regrets, j'en aurai toujours, j'ai fait ça parcequ'il a voulu m'offrir ce que vous n'avez jamais pu m'apporter, plus de lumière, même si pour celà, je dois rejoindre les ténèbres. Je préfère ces ténèbres ceux de la mort, si seulement, ils pouvaient le comprendre ça, je ne les hait pas, j'ai juste fait mon choix..
Je suis désolé...


On survit au pire pour être encore là,
On sait comment, il reste à savoir pourquoi,



Avec eux, je ne me sentai pas seul, et plus que tout, je me sentais protégé, mais si ce sentiment devait suffir...je n'en serai pas là, vous étiez ma protection, vous me défendiez contre ceux qui sont devenus mes alliés, en votre présence, je me sentai plus fort, le problème était que, je le savais, j'avais beau me sentir plus fort, je ne l'étais pas, j'étais celui qu'on oublie autour de ces gens qu'on n'oubliera jamais, qui ont apporté des prestiges que je n'apporterai jamais, doués, d'une intelligence que je n'ai pas, avec vous, j'étais protégé, mais je n'étais rien, toujours rien, juste peut-être quelquechose pour vous, mais ça ne me suffit pas, non pas du tout, j'en veux plus, encore aujourd'hui...
J'aimerai être quelqu'un.


Personne n'est personne,
Personne non personne,
On est toujours quelqu'un pour quelqu'un,



J'aimerai croire que je ne suis pas seul, j'aimerai croire que je suis reconnu, j'aimerai croire que je vallai plus avant que je ne vaut aujourd'hui, sincerement, je n'en crois absolumment rien, pour moi c'est à vrai dire certain, personne, pas même eux n'auraient pu faire cet aveu, car même si je ne vaut toujours pas grand chose, je me sens être, je me sens être quelqu'un pour la première fois...

Personne n'est personne,
Personne sans personne,
Ca n'existe pas, non, ça n'existe pas



Je l'ai dit, je ne crois pas au destin, mais je crois que j'ai une place à faire, un avenir moi aussi, cette foi unique, je n'en ai pas d'autres, je veux y croire, plus que jamais y croire, je veux avancer sans me retourner, car si je me retournerai, je n'y arriverai pas, je ne le sais que trop malheureusement, j'ai déjà assez à souffrir de cette nouvelle vie...je veux juste montrer que j'ai ma place, que je ne suis pas un pion qu'on manipule à sa guise et que l'on écarte du jeu quand on le désire, je veux faire parti du jeu, oui, mais avancer mon pion sans l'aide de personne, et le faire avancer si j'y parviens, j'y parviendrai...

Chacun d'entre nous a son rôle à jouer,
Une pierre à poser sur celles qu'on a jetés,


Je pensai qu'il n'y aurait rien, que j'étais absolumment seul, je pensai que plus personne ne me viendrait en aide, et l'aide m'est venu, de la pire des manières, et la pire des aides, oui, celle auxquels on hésite à dire oui car l'on se demande si on est pas mieux au fond de son puit que d'en être tiré par un monstre qui disposera de vous, je sais que eux, ils n'auraient pas hésité, ils seraient morts dans ce puit, et si moi, j'avais été en danger, ils l'auraient fait pour moi, je les admire, je les admire vraiment pour tout ça, mais je le sais bien, je sais que j'aurai beau faire, je ne serai jamais comme eux, tout ce que je pouvais faire, c?est montrer que j'étais malgrès tout quelqu'un.

Même quand on est moins que rien ou presque ça,
Il reste bien quelqu'un qu'on n'attendait pas



Si j'ai fait ça, c'était pour être quelqu'un s'ils pouvaient ne pas m'en vouloir, s'ils pouvaient ne pas l'accuser lui, si j'étais comme eux, si j'étais celui que je voulais être et que je ne suis toujours pas...

Personne n'est personne
Personne non personne



Si je pouvais être comme eux, si j'avais pu être quelqu'un avec eux et pas que pour eux...


On est toujours quelqu'un pour quelqu'un


Si je pouvais être quelqu'un...

Personne n'est personne
Personne sans personne



Si je pouvais exister...

Ca n'existe pas; Non, ça n'existe pas, Ca n'existe pas
On est toujours quelqu'un pour quelqu'un



Si il y avait une autre solution...

Personne n'a d'avance un avenir tracé

# Posté le samedi 17 novembre 2007 10:12

Modifié le samedi 17 novembre 2007 15:21

La seule qui l'ait jamais aimé

La seule qui l'ait jamais aimé
Petit OS sur Merope, un personnage dont on entend peu parler mais que je trouve vraiment interessant (dommage qu'on la conaisse si peu, d'ailleurs).. Et pis, ça me permet de parler un peu de mon chouchou^^(Tom, of course!)

________________________________________________________________

La seule qui l'ait jamais aimé


Partie 1 : Tom Jedusor...

Tom Jedusor..ce nom n'a marqué personne, pas même ceux qui l'ont porté et pourtant, il est l'un de ceux qui l'a porté que tout le monde connaît, mais qui préféra tout simplement changer de nom..Et aujourd'hui, très peu savent encore qui était Tom Jedusor. Et vous? Le savez-vous vraiment? Qui le sait vraiment? moi-même, je ne suis pas certaine de le savoir et pourtant, je devrais être la mieux placée pour en parler, moi qui aurais dû le voir grandir, connaître la moindre facette de sa personnalité, moi qui aurais du le protéger à n'importe quel prix.
Qui était réellement Tom Jedusor, quand encore il n'était pas seulement l'ombre de lui-même? Qui saurait me répondre en étant sûr de ses dires, en me regardant dans les yeux, en affirmant tout sans craindre la moindre représaille? La vérité, c'est que personne ne saurait vraiment répondre... Même ses proches ne le conaissaient pas, j'aurais sans doute été dans le monde celle qui l'ait le mieux, et le moins pourtant, connu, moi, moi, sans doute, au même titre que celui qu'il a désigné son pire ennemi, étrange irone du sort... Tom Jedusor, c'est un roman que personne n'a su ouvrir, et dont l'épilogue semble ne jamais avoir été écrit qu'à travers les lignes fastidieuses et incertaines d'une prophétie, épilogue que je craint sans le connaître, moi qui pourtant ait écrit, façonné le prologue de toute son histoire, celle qui a tout commencé devrait savoir comment les choses se finissent, non? Je n'en sais rien, pourtant...il n'y a peut-être qu'un journal qui ait pu tout comprendre de lui, mais lui-même, peut-il savoir la fin de tout ça, sa fin à lui, si tant est qu'il y en ait une un jour? Je suis l'auteur d'un roman qui se finira de lui-même, sans moi, et quelle sera la fin si elle décide seule, elle ne correspondra pas à mes projets, je le sais déjà...Qui était Tom Jedusor? Pourquoi avait-il choisi cette voie? La pire des voies, pourquoi a-t-il fait tout ça? Je me suis parfois demandé si ce n'était pas de ma faute, ma seule, pleine et entière faute, d'ailleurs, peut-être est-ce le cas. Il est trop tard pour que j'en sache quoi que ce soit, je me contente de supposer, d?ésperer sans espoir, comme je l'avais toujours fait. Aimer l'haïssable...Que savez vous de Tom Jedusor? Quelqun sans coeur, sans état d'âme, sans rien? Peut-être que c'est ainsi qu'était Tom Jedusor, puis Voldemort, oui, sans doute, du début à la fin, puisque j'avais raté mon prologue, le prologue de sa vie comme celui de la mienne. Peut-être les Tom Jedusor étaient-ils destinés à n'être que l'apparence de ce qu'on aimerait les voir devenir, cachant au fond d'eux ce que l'on redoute le plus pour nous le montrer..nous le montrer trop tard. Et pourtant, ce nom avait toujours résonné en moi comme l'éclat de rire qui fait s'afficher un sourire sur le plus morne et solennelle des visages. Pour moi, Tom Jedusor était le symbole de l'espoir, du rêve...et de l'amour. Je sais c'est paradoxal, personne ne pourrait réellement comprendre...et même moi, j'avais vu dans les yeux de cet autre Tom ni espoir, ni rêve, ni encore moins d'amour, pas pour moi, jamais pour moi...je les ressentais moi, rien de plus, et je me disais que ça suffisait, ou peut-être l'esperais-je? Je n'ai vécu que d'illusions et d'espoirs jusqu'à la fin de ma vie, après tout. Que faire semblant me suffirait..après tout, j'ai fait semblant toute ma vie, une vie si courte qui m'a semblé si longue...Oui, pour moi, ce nom représentait l'amour, mon amour, et aujourd'hui encore...Je serai sans doute la seule, la seule à jamais penser cela de lui, mais que m'importe l'avis des autres, je me suis déjà liguée contre lui. Et puisqu'il n'y a plus personne pour me faire changer d'avis, je serais peut-être la seule, mais je le resterai jusqu'au bout, la seule qui l'ait jamais aimé...

Partie 2 : Au commencement..

Je m'appelle Merope Jedusor..oui, Jedusor, peut-être avez-vous compris, moi aussi j'ai porté ce nom, je l'ai porté parce que je le voulais, j'ai volé ce nom parce qu'on ne voulait pas me le donner...avant, je m'appelai Merope Gaunt. C'était ma mère qui avait voulu m'appeler Merope. Merope était une pléiade, dans la mythologie grecque, ma mère avait toujours été passionnée de mythologie, elle aimait bien l'histoire de Merope, et ce nom m'allait bien, cette femme avait eu à souffrir plus qu'on ne le devrait, mari, enfants assassinés. Peut-être qu'elle me ressemblait un peu..à cette différence près : je ne suis pas courageuse. Ma mère aussi me ressemblait beaucoup...elle est morte à ma naissance, et j'ai vécu seule avec mon père et Morfin, mon frère. Enfant, j'aimais mon père et mon frère plus que n'importe qui d'autres, et je me haïssait chaque jour un peu plus de les décevoir. Je n'étais pas douée, en matière de magie, à vrai dire, on pouvait presque me traiter de cramolle...mon père ne s?est pas gêné pour le faire en tout cas. Comme je l'avais déçue...quand il essayait de m'étrangler, je le laissai faire, je serrai les poings, les ongles enfoncés dans ma chaire jusqu?à en saigner, je pleurais, j'en criais mais je ne lui en voulais pas, je méritai ce qu'il m'infligeai. Quand je m'endormai le soir, les marques rouges qui recouvraient mes bras me rappelaient ce que j'étais, une fille indigne.. alors je mordais ses marques, je les mordais quitte à m'arracher la peau, ça m'était bien égal. Je les aimais, je me détestais, je faisais tout ce qu'ils me demandaient, et là encore, je ne réussissais pas. Les coups que l'ont me donnait devenaient une habitude, et parfois je trouvais qu'ils n'étaient pas à la hauteur de mes actes, je prenais plaisir à avoir mal, je me disais que c'était pour mon bien, je voulais souffrir, souffrir plus encore, parfois même je les provoquai, mon père et mon frère, je voulais qu'ils me haïssent, je voulait qu'ils me haïssent pour savourer le sang qui coulait sur mes lèvres quand mon père me frappait contre le mur, je voulais avoir cette impression de sentir battre mon coeur là où étaient mes blessures, et avoir l'impression que plus rien ne battait dans mon coeur. Je voulais hurler de douleur, puis me taire, avoir l'impression de brûler de l'interieur tandis que mon palais savourais le mélange de mon sang et de mes larmes horriblement salées. J'avais en moi le goût de ce sang, j'avais pris l'habitude même de le boire, tel un vampire, pour me dégoûter plus encore de moi-même...J'aimais cette sensation, quand je récupérer de l'air après avoir suffoqué, le cou entre les mains de mon père, c'est là que j'avais compris que j'appréciai la vie autant que je désirai la mort. J'avais déjà songé à me laisser mourir, mourir de la pire manière, qu'ils n'aient plus à me supporter, moi qui les avaient tellement déçu, les avait déçu de ne pas être douée pour la magie, les avait déçu de ne pas être à la hauteur de cet ancêtre qu'ils prenaient tant de temps à aduler : Salazar Serpentard. Mais je n'avais jamais eu le courage d'aller jusqu'au bout, alors, je continuai à me punir, à me mordre, me griffer, et en voyant les marques qui s'ajoutaient à celles qu'ils m'avaient fait, mon père et mon frère doublaient leurs coups, alors je continuai...Tout comme j'avais continué à les aimer. Ce n'est qu'en grandissant que j'ai réalisé, je continuai à obéir, je continuer à me faire du mal, comme une habitude, comme si les coups faisait parti d'un planning familial pour détendre les nerfs de tous, même les miens. Pourtant, oui, je commençai à réaliser, à réaliser que je ne méritai peut-être pas tout ça, et les jours passant, j'ai fini par les haïr. Et je n'aimais plus personne, puisque je me détestai moi-même, personne, personne, longtemps...avant d'en aimer un autre...

Partie 3 : L'autre..

Cet autre s'appelait Tom Jedusor. Je l'avais vu pour la première fois à travers la fenêtre de la cuisine, il était séduisant, il semblait heureux...il était moldu en somme, il était ce que je n'étais pas, je n'ai jamais été belle, et ma condition m'avait rendu plus misérable encore, il représentait tout ce que je pouvais désirer, il ne me connaissait ni de vue, ni de nom. A Little Hangleton, le nom de Gaunt inspirait les moqueries, la crainte, personne ne cherchait à s'approcher d'eux, on savait le fils complètement fou, le vieux propriétaire extrêmement violent..on ne savait rien sur Merope Gaunt, je n'avais d'importance aux yeux de personne, pas même à ceux de mon père ou de Morfin. J'aurais bien aimé qu'il vienne un jour dans notre maison, et qu'il me regarde, qu'il me regarde comme je l'avais regardé la première fois, et qu'il ne puisse ensuite plus détourner ses yeux des miens. L'amour était réapparu en moi, oui, et j'avais cessé de me faire du mal, ou alors quelque fois, machinalement, sans vraiment m'en rendre compte. Quand ils me frappaient, je pensais à Tom, Tom que je guettai depuis la fenêtre, attendant de le voir partir de chez lui comme une petite fille guetterait son prince charmant. Mais je n'était plus une petite fille, et si j'avais eut plus de lucidité, je me serai rappelé, que les princes charmants n'existaient que dans les contes de fées...mais j'étais trop crédule, je le regardai passer, soir après soir, parfois, je le voyais accompagné d'une jeune fille, rarement la même mais, toujours aussi crédule, je me disais que ces filles ne représentaient rien. Mais moi, que représentais-je, alors? Il ne savait pas mon nom, n'avait jamais vu mon visage...cela valait mieux sans doute, nous ne pouvions pas, du moins, je ne pouvais pas, pas encore...Moi, toujours pleine d'espoir, je continuai à l'observer et à y croire..jusqu'à ce que Morfin l'agresse...Je me souviendrai toujours de ce jours, il était rentré à la maison, un sourire béat aux lèvres, on aurait dit qu'il venait d'accomplir l'acte le plus merveilleux du monde, tandis qu'il gloussait bêtement..et pour cause, son visage était recouvert de sang, du sang qui n'était pas le sien, ni le mien, pour une fois...celui de Tom. C'est à partir de ce moment là, je crois, que j'ai vraiment haït Morfin, que j'ai rêvé d'enfoncer mes dents dans son chaire au lieu de la mienne, d'avaler son sang au lieu du mien, de l'entendre hurler, hurler, plus fort, comme lorsque j'hurlais à en perdre la voix. Je voulais le voir souffrir, souffrir..mon, père, par la même occasion, lui qui trouvait normal qu'il l'est agressé, lui, tout comme ces moldus qui n'avaient commis pour seul crime que le fait d'être des moldus. Moi, je n'ai jamais su comment considérer les moldus, mon regard ne s?est éclairé que lorsque je le vis la première fois...Plus tard, un dénommé Bob Ogden est arrivé chez nous...je n'eus plus rien à faire..Mon père l'a provoqué, évidemment, il n?allait pas le laisser juger son fils comme ça..moi, je faisais la cuisine, j'attendais, je faisais semblant de rien, mais au fond de moi, j'esperai..pourvu, pourvu qu'ils soient punis, qu'ils le soient tous...j'ai été récompensée, de la pire des manière, certes, mais je l'ai été. Morfin m'avait vu guetter l'arriver de Tom, grand bien lui fasse, il a rendu mon père vert de rage, il m'aurait sans doute battu à mort...ses doigts s'étaient posés sur mon cou, son autre main me rouait de coups là où il pouvait m'atteindre..et pour une fois, je me suis défendue, j'ai hurlé..Quelques minutes plus tard, on conduisait Morfin et mon père en prison, et moi, je goûtai enfin au parfum de la liberté..J'ai hurlé, mais pas de douleur, cette fois, de joie, libre, j'étais libre, je l'ai gravé sur ma peau d'un éclat de verre, goûtant à mon sang pour la dernière fois...je savais déjà quoi faire, il ne me fallait que quelques ingrédients...et Tom Jedusor..

Partie 4 : Illusion

Je l'ai dit, je n'étais jamais été très douée pour la magie....mais je ne m'étais jamais sentie si forte, si sûre de moi, comme si toute la magie dont je n'avais pas su faire usage venait de se révéler à moi, tout m'était possible, plus rien ne me semblait infaisable, je m'étais retrouvé invincible, comme si une nouvelle force avait éclaté en moi. Si Morfin où mon père s'étaient retrouvés face à moi, je sais que j'en aurais eu la force, je sais que je les aurait tué, tous les deux, je sais comment j'aurais arraché leur peau à l'endroit du coeur, eux qui avaient voulu me priver du mien. Ils se seraient éteints de la pire des manières, eux qui avaient fait de moi ce pantin éteint qui enfin venait de reprendre vie... Ce soir là, il faisait chaud, j'avait rendu la maison la plus présentable possible, Tom était seul..Quand je l'ai invité à boire un verre, il sembla plus surpris que jamais devoir que la maison des Gaunt avait abrité une fille entre ses murs depuis si longtemps, lui qui ne l'avait jamais vu. Je sais que la seule chance que j'eus à ce moment là était que Tom avait soif, je ne l'interessai pas..je n'étais pas belle comme toutes ces filles si séduisantes qui l'accompagnaient habituellement, je n'avais pas même une beauté banale, j'étais laide, simplement laide, et 'ai vite compris qu'il ne voudrait que s'en aller après avoir bu son verre..c'était sans compter son contenu. Quelques minutes plus tard je m'enfuyai loin d'ici..avec Tom. Amour artificiel...il semblait m'aimer, il semblait m?aimer si fort, il me promettait la lune, les étoiles, et plus encore, mais il n'y avait pas la moindre passion dans ses yeux, comme s'ils étaient éteints, comme s'il ne vivait plus désormais que dans l'idée de me dire qu?il m'aimait, alors que je savais, je savais qu'il ne m'aimait pas, je le savais, je l'avais toujours su, mais je continuai, je continuai encore et encore. J'étais tombée si bas, je n'avais plus d'autre choix que de me complaire dans ce semblant de relation qui n'était qu'une comédie, il jouait à m'aimer sans le savoir, je jouait à ne pas savoir qu'il jouait. Nos baisers, nos étreintes, nos caresses, nos promesses, nos paroles, la chaleur de nos corps l'un contre l'autre, ce n'était pas un rêve devenu réalité, c'était un prolongement du rêve dans la réalité, puisque rien de tout ça n'était vraiment vrai. Alors pour oublier que nous faisions semblant, je m'imaginai que peu à peu, ses véritables sentiments évoluaient, qu'ils m'aimait, que ses mots passionnés, il les pensait, que peu à peu, les promesses n'étaient pas que des promesses. Ce fut dans l'ajout de cette nouvelle illusion que "nous" décidions de nous marier. Il n'y eut rien d'exceptionnel à nos noces, pas de grands banquets, juste le son des cloches, pas d'invités, juste un prêtre un peu désorienté, pas d'amour, juste l'impression qu'il était réciproque., pas de robes blanches, ni de grandes cérémonies, j'avais juste du jour au lendemain prit le nom de Jedusor..Ce ne fut que lorsqu'une autre vie que la mienne vint s'installer en moi que je décidai enfin de détruire l'illusion, espérer simplement qu'il m'avait bel et bien aimé. Je ne lui ai plus donné de potion. Il est rentré à Little Hangleton, je ne l?ai pas retenu, je l'ai regardé s'en aller, j'ai accepté, je souffrais, mais j'ai accepté, je lui ai laissé le choix..parce que je l?aimais. Il y avait eu de l'amour dans notre couple..mon amour. J?aurais aimé qu'il suffise. J'ai retrouvé goût à mon sang, et nous ai affaibli moi-même, moi et mon futur fils. J'étais stupide, je le sais, j'aurais du le haïr comme je haïssais mon frère et mon père, mais je n'arrivai qu'à l'aimer, l'aimer de plus en plus, et cet enfant qui grandissait dans mon ventre lui criait de me revenir et me poussait à l'aimer plus encore. Et puisque Tom Jedusor n'avais su m'aimer, l'enfant que j'allais mettre au monde, j'avais décidé de l'appeler Tom, comme son père, pour qu'un Tom Jedusor m'ait tout de même aimé un jour...

Partie 5 : mon épilogue

Je ne savais pas comment j'allai faire pour nous permettre de vivre, moi et mon fils, je n'avais presque aucune richesse, Tom m'avait accompagné avec la sienne, et était reparti avec elle. Me nourrir était une épreuve de chaque jour, et m'abreuver de mon sang était devenu une coutume, comme les coups d'autrefois. Moi, je n'ai jamais été riche, si nous déscendions d'une lignée noble, comme se plaisait à s'en vanter mon père, nous n'avions cependant pas la moindre fortune, notre maison en témoignait, nous n'avions qu'une chose, en héritage de Salazar Serpentard...un médaillon, ce médaillon qui lui avait appartenu, ce médaillon dont mon père avait toujours été si fière. Je savais qu'il avait de la valeur, quelque chose longtemps m'avait empêché d'en profiter, jusqu'au jour où le choix n'existait plus vraiment..J'étais complètement désespérée, je ne savais pas quoi faire ni où aller..qu'allait devenir mon fils, à présent? J'errai de villes en villes, sachant mon salut nulle part, dormant où l'on m'accordait un toit, quant on m'en accordait un...Quand j'arrivai à Londres, je ne me sentais presque plus de force, si je n'avais pas su la vie qui prenait corps en moi, je serais morte, j'aurais abandonné, mais voilà, dans mon ventre, Tom Jedusor, déjà, attendait son heure. J'ai vendu le médaillon, je n'ai pas cherché à en savoir la valeur, je n'avais plus besoin de grand chose, juste encore de quoi vivre avant la naissance de mon fils, en espérant qu'il aurait les traits de son père. Je le vendis dix gallions, je savais que c'était très peu..je m'en moquais, à quoi me servirait de posséder plus? J'avais froid, et je savais que ce froid n'avait rien à voir avec la neige qui tombait alentour, ou si peu..je n'avais plus de force..à certains moments, je voulus rentrer chez moi, mais je savais que mon père et Morfin devaient être revenus, je ne voulais plus les voir. Je n'avais pas le choix, j'ignore si j'ai été lâche, mais je ne pouvait pas servir de mère à mon fils, je le savais, lâche, peut-être pas, mais faible, je l'étais, oui, je n'en pouvais plus, tout ce que je voulais, c'était de savoir mon fils heureux, pouvoir m'en aller avec cette certitude. Le jour de sa naissance, je m'étais rendu à l'orphelinat, c'était un orphelinat moldu, je le savais, mais moldu ou sorcier, quelle importance? L'être que j'avais aimé le plus après mon fils avait été un moldu, j'avais rêvé que mon fils lui ressemble...Je n'ai pu le voir qu'une heure..il était magnifique, il était le portrait craché de son père. J'ai dis à Mrs Cole, la directrice de l'orphelinat, de l'appeler Tom, Tom Elvis, les prénoms de ceux que j'ai aimé un jour..et qui ne m'aimeront jamais. J'aurais voulu qu'il puisse m'aimer comme je l'ai aimé, il étais déjà trop tard, une heure seulement après sa naissance, la vie m'avait quitté...
Qui était Tom Jedusor? Tom Jedusor, c'étaient des interrogations, des questions dont je ne connaît toujours pas la réponse. Tom Jedusor, c'était celui que je voulais me voir aimer, et qui jamais ne se souviendra jamais m'avoir aimé un jour. Tom Jedusor, c'était celui qui me vengea sans le savoir, le remède à mes souffrances après ma mort...Tom Jedusor, c'est mon épilogue, le mien, puisqu'il ne me sera jamais possible d'écrire le sien...

# Posté le samedi 17 novembre 2007 10:23

Modifié le samedi 17 novembre 2007 15:38

Tu joues dans la cour des grands

Tu joues dans la cour des grands
Ouaip, encore une songfic sur Peter.. J'l'adore que voulez-vous. Qui avait cette fois été écrite dans ma période dessins animés.

Chanson : "Tu joues dans la cour des grands" du Prince d'Egypte.

_________________________________________________________

Tu joues dans la cour des grands


-Eh, Pettigrow, j'peux te parler un moment?
Peter leva les yeux vers la tête blonde de Malefoy..ça faisait plusieurs jours qu'il le croisait où qu'il aille, il ne comprenait pas, si on pouvait seulement le laisser tranquille, il ne savait pas ce qu'il lui voulait..À vrai dire, à chaque fois que sa curiosité aurait pu le pousser à demander à Malefoy ce qu'il voulait...
-Tu pourrais pas lui laisser la paix cinq minutes?
...Oui, à chaque fois, un des maraudeurs venait à son secours. En l'occurence, il s'agissait cette fois-ci de Sirius, qui venait d'apparaître aux côtés de Peter après avoir lancé un regard légerement désinteressé aux articles que le magasin où ils étaient entrés proposait. Pour tout début de réponse, Malefoy afficha un sourire sur ses lèvres.
-C'est bon, je m'en vais...
En passant à côté de Peter, il lui murmura :
-Ils ne seront pas là éternellement pour te chaperonner, tu sais...
Peter frissonna légerement, Sirius, lui, se contenta d'observer Malefoy quitter le magasin avec dédain.
-Tu as une idée de ce qu'il te voulait?
Peter fit non de la tête.


Tu crois qu't'as des amis très haut placés
Qui ont le pouvoir de nous mettre hors circuit



-Je t'avais dit qu'ils ne seraient pas toujours là pour te chaperonner!
Il s'était écoulé à peine une journée depuis leur dernière entrevue..Non, Malefoy pouvait prendre plaisir à embêter son monde, mais pas au point d'harceler les gens où qu'ils aillent. Sans compter que le temps de Poudlard était révolu, et aussi incroyable que celà puisse paraître, chacun avait mûrit à sa manière...Mais quelle importance Peter pouvait-il bien avoir aux yeux de Malefoy? Aux yeux de n'importe qui, d'ailleurs, d'habitude, les gens passaient à côté de lui en prenant à peine le temps de lui dire bonjour.
-Qu'est-ce que tu me veux?
Peter aurait aimé qu?il y ait une pointe de défi dans sa voix, mais il ne s'était jamais opposé verbalement à personne.
-Moi, pas grand chose..mais lui...
Peter ne savait que trop de quoi il parlait...Personne n'avait jamais eu de preuves pour mettre en doute la parole de Malefoy, mais tous ceux qui étaient bien avertis, comme les membres de l'ordre du phénix, savaient qu'il prenait ses ordres auprès de lui...
-Je ne vois pas de quoi tu parles!
Il regarda autour de lui..Si seulement Remus, James ou Sirius avaient pu être là.
-Tu sais très bien de quoi je parle! affirma Malefoy, un sourire amusé sur le visage.


Alors pardonne nos sourires amusés
Tu saura c'qu'est l'pouvoir quand c'sra fini....
.....p'tit.



-Tu crois vraiment que c'est si simple? Qu'il te suffit de me demander de vous rejoindre pour que je vous suive.
-Oh, ce ne devrait pas être trop dur...
-Ce n'est pas si facile.
-Crois-moi, Pettigrow, tu as bien plus à gagner qu'à perdre en venant avec moi.
-Pourquoi est-ce qu'il aurait besoin de moi?
Malefoy fixa un instant le ciel, avec un mine désinvolte.
-Je sais que tu n'es pas très malin, mais même toi tu aurais dû le deviner.
Bien sûr que Peter avait deviné, il avait simplement espéré se tromper. Mais pourquoi le seigneur des ténèbres voudrait-il de lui autrement que pour ça?
-Je ne ferai jamais ça...
-Tu sais, les choses ont changé, Pettigrow, nous ne sommes plus au temps de Poudlard, et un seul camp gagnera.


Tu joues dans la cour des grands maintenant
Tu joues dans la cour des grands maintenant
Oh c'est du joli



-Pourquoi penses-tu que ton camp gagnera?
-Pourquoi notre camp gagnera? Je crains de devoir te rafraîchir la mémoire. Les Bones, Marlene McKinnon, ce pauvre Caradoc Dearborn ..Oh, j'en oublie, bien sûr...tu les as bien connu, n'est-ce pas?
Peter sentit un frisson lui parcourir l'échine..Ils avaient été si nombreux à finir comme eux, et la guerre n?était pas fini, loin de là...pas encore.
-Je m?en doutais..tu sais, ce que l'on t'offre c'est une simple opportunité, et tu n'auras rien à faire, ou presque, rien de plus que d?habitude, simplement, tu devras nous dire tout ce que tu feras.
-Et si je refuse?
La voix de Peter n'avait rien d'assurée, elle tremblait, il ne savait pas comment il allait s'en sortir...
-Oh eh bien...
Malefoy sortit sa baguette de sa poche, Peter eut un mouvement de recul. Mais faute de pointer Peter, il visa le sol.
-Avada Kedavra!
Malefoy se baissa, lorsqu'il se releva, il tenait le corps inanimé d'un rat.
-Enfin, ce n'était qu'un rat, n'est-ce pas?


Tous nos tours de passe-passe,
montrent qu'on est des as



Peter déglutit avec difficulté. Bien sûr, Malefoy ne pouvait pas savoir ce que le cadavre qu'il avait jeté au sol représentait, il avait utilisé un symbole bien plus fort que tout ce qu'il aurait pu penser...
-Je..je ne peux pas, je ne peux pas.
-Je ne t'ai pas convaincu...dommage, le seigneur des ténèbres se moque de te voir amoché ou non, mais j'aurais préféré que tu décides de toi même.
-Je ne..
Cette fois-ci, Malefoy avait bel et bien pointé sa baguette sur Peter.
-C'est avec nous que les choses se passent, maintenant!


Tu joues dans la cour des grands maintenant
Tu joues dans la cour des grands maintenant
Tu joues dans la cour des grands maintenant



Peter observait la baguette de Malefoy pointée sur lui, une lueur effrayée dans le regard...Il approcha sa main tremblante de sa poche et en sortit sa baguette de sa poche.
-Fais attention avec cette baguette, Pettigrow, tu risquerai de te crever un oeil, voir les deux..Un espion aveugle, ce n'est pas vraiment l'idéal.
Il avança de quelques pas, et écrasa le rat avec son pieds. Le geste émit un craquement peu ragoûtant et désagréable.
-..tu as encore le choix, n'oublie pas...


Stoppe cette stupide mission
Vois un vrai magicien
Te faire une démonstration



-Tu perds ton temps, Malefoy.
Peter pointait sa baguette sur Malefoy, la main tremblante.
-Oh...Tu n'as absolument rien d?effrayant, tu sais. Expelliarmus!
Peter sentit sa baguette s'échapper de ses mains sans parvenir à la retenir, sans réussir à réagir au bon moment...
-Je n?ai jamais rien vu d'aussi navrant...J?éspère au moins que tu as conscience de ton ridicule, Pettigrow.


Ramasses ta baguette mon p?tit
Tu joues dans la cour des grands maintenant



-Vas-y, ramasses-là! Un combat gagné aussi facilement n'a rien d'amusant!
Peter se pencha pour ramasser sa baguette, une fois relevé, il fit de son mieux pour avoir l'air assuré.
-Tu n'as pas gagné.
-Ah non? Tu n'as toujours pas fais ton choix? Il m'a semblé évident, pourtant...
Peter ne voulait observer son adversaire dans les yeux, mais chaque fois qu'il baissait les yeux au sol en même temps que sa garde, son regard tombait sur le rat mort... Il savait déjà ce qui se passerait s'il refusait, mais il connaissait aussi les conséquences s'il acceptait, dans les deux cas, il finirait comme ce rat, écrasé par son destin...


Tu joues dans la cour des grands maintenant
Tu joues dans la cour des grands maintenant



-Qui se soucie de toi, dans l'autre camp? Je pense que personne n'a jamais dû te confier de missions bien importantes, non?
Sur ce point, Malefoy n'avait pas tort, tout ce qu'on lui proposait, c'était des missions ou son naturel et son tempérament ne seraient pas mis en défaut, rien de très dangereux, rien de compromettant.
-Je...
-J'ai raison, n'est-ce pas? Tu n'as pas grand chose à dire...juste oui. Tu ne les reverra plus jamais si tu refuse, de toute manière!


Par notre grande puissance
Tu vas t'agenouiller devant notre pouvoir parfait



-Je ne peux pas, je ne peux pas!
Peter sentait les larmes lui monter aux yeux, il était dans l'impasse, quoi qu'il fasse, où qu'il aille, il était piégé...Il n'avait rien fait pour mériter ça..si seulement il ne se sentait pas paralyser, s'il arrivait à s'opposer au choix de son adversaire...S?il avait juste un peu plus de courage...
-Mais si tu le peux, voyons!
Malefoy s'était adressé à Peter comme à un enfant que l'on console une fois qu'il se soit fait houspiller par son maître.
-Jamais!


Tu te rebiffes
Et tu sors tes griffes



-Tu parles beaucoup trop rapidement, et ce pour sortir un tissus d'âneries.
Peter essaya de refouler les larmes qui menaçaient de quitter ses yeux..Il avait peur, il avait peur non pas seulement à cause des menaces de Malefoy, mais à cause de son propre comportement..Oui, il devait avouer, il y avait songé, il l'avait très clairement songé, alors qu'il se défendait par principe, il songeait à vivre. Oui, il avait réellement songé à le suivre, l'espace d'un instant.. Etait-il vraiment lâche? Et pourquoi pourtant, plus il y songeait, plus il était déterminé...dans le pire des sens.
Malefoy lui souriait de ce sourire amusé qui ne le quittait quasiment pas depuis le début de leur conversation. Il avait l'air de tout comprendre aux pensées de Peter, et celà l'effrayait plus encore.
-ça mérite réflexion, n'est-ce pas?


Mais comme on est pas rancunier
Tu peux être notre associé
Mais d'abord faut t'incliner



-Inclines-toi!
Peter demeura interdit, il ne s?inclina pas, il ne s?opposa pas, il ne dit rien, tout simplement rien.
-Très bien!
Malefoy pointa sa baguette sur Peter..Ce dernier eut un mouvement de recul mais ne fit rien, à nouveau.
-Endoloris!
C'était comme si des lames chauffées à blanc transperçaient chaque centimètre de sa peau, il perdait tous ses repères, c'était comme si l?espace alentour n'éxistait plus, emprisonné dans une prison de verre, muré dans sa souffrance.
-Relèves-toi!
Peter s'executa, s?appuya contre le mur le plus proche, vacillant légerement
--ça peut continuer encore longtemps, tu sais...


Tu creuses ta tombe mon enfant


Malefoy avait de nouveau sa baguette pointé, Peter savait qu'il n'hésiterait pas à l'attaquer, à le tuer, même, il était piégé...

Tu joues dans la cour des grands
Tu joues dans la cour des grands



Il sentit sa volonté faiblir, faiblir de plus en plus, il disait inconsciemment adieu à tout ce qu?il avait été, de tout ce qui avait fait sa vie.

Tu joues dans la cour des grands
Tu joues dans la cour des grands



Adieu, l'ordre, adieu les maraudeurs...Adieu, mort. Peter n'en voulait pas.

Tu joues dans la cour des grands
Tu joues dans la cour des grands



-C'est bon, j'accepte!

Tu joues dans la cour des grands
Tu joues dans la cour des grands
maintenant

# Posté le samedi 17 novembre 2007 11:08

Modifié le samedi 17 novembre 2007 16:43