Petit OS sur Merope, un personnage dont on entend peu parler mais que je trouve vraiment interessant (dommage qu'on la conaisse si peu, d'ailleurs).. Et pis, ça me permet de parler un peu de mon chouchou^^(Tom, of course!)
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La seule qui l'ait jamais aimé
Partie 1 : Tom Jedusor...
Tom Jedusor..ce nom n'a marqué personne, pas même ceux qui l'ont porté et pourtant, il est l'un de ceux qui l'a porté que tout le monde connaît, mais qui préféra tout simplement changer de nom..Et aujourd'hui, très peu savent encore qui était Tom Jedusor. Et vous? Le savez-vous vraiment? Qui le sait vraiment? moi-même, je ne suis pas certaine de le savoir et pourtant, je devrais être la mieux placée pour en parler, moi qui aurais dû le voir grandir, connaître la moindre facette de sa personnalité, moi qui aurais du le protéger à n'importe quel prix.
Qui était réellement Tom Jedusor, quand encore il n'était pas seulement l'ombre de lui-même? Qui saurait me répondre en étant sûr de ses dires, en me regardant dans les yeux, en affirmant tout sans craindre la moindre représaille? La vérité, c'est que personne ne saurait vraiment répondre... Même ses proches ne le conaissaient pas, j'aurais sans doute été dans le monde celle qui l'ait le mieux, et le moins pourtant, connu, moi, moi, sans doute, au même titre que celui qu'il a désigné son pire ennemi, étrange irone du sort... Tom Jedusor, c'est un roman que personne n'a su ouvrir, et dont l'épilogue semble ne jamais avoir été écrit qu'à travers les lignes fastidieuses et incertaines d'une prophétie, épilogue que je craint sans le connaître, moi qui pourtant ait écrit, façonné le prologue de toute son histoire, celle qui a tout commencé devrait savoir comment les choses se finissent, non? Je n'en sais rien, pourtant...il n'y a peut-être qu'un journal qui ait pu tout comprendre de lui, mais lui-même, peut-il savoir la fin de tout ça, sa fin à lui, si tant est qu'il y en ait une un jour? Je suis l'auteur d'un roman qui se finira de lui-même, sans moi, et quelle sera la fin si elle décide seule, elle ne correspondra pas à mes projets, je le sais déjà...Qui était Tom Jedusor? Pourquoi avait-il choisi cette voie? La pire des voies, pourquoi a-t-il fait tout ça? Je me suis parfois demandé si ce n'était pas de ma faute, ma seule, pleine et entière faute, d'ailleurs, peut-être est-ce le cas. Il est trop tard pour que j'en sache quoi que ce soit, je me contente de supposer, d?ésperer sans espoir, comme je l'avais toujours fait. Aimer l'haïssable...Que savez vous de Tom Jedusor? Quelqun sans coeur, sans état d'âme, sans rien? Peut-être que c'est ainsi qu'était Tom Jedusor, puis Voldemort, oui, sans doute, du début à la fin, puisque j'avais raté mon prologue, le prologue de sa vie comme celui de la mienne. Peut-être les Tom Jedusor étaient-ils destinés à n'être que l'apparence de ce qu'on aimerait les voir devenir, cachant au fond d'eux ce que l'on redoute le plus pour nous le montrer..nous le montrer trop tard. Et pourtant, ce nom avait toujours résonné en moi comme l'éclat de rire qui fait s'afficher un sourire sur le plus morne et solennelle des visages. Pour moi, Tom Jedusor était le symbole de l'espoir, du rêve...et de l'amour. Je sais c'est paradoxal, personne ne pourrait réellement comprendre...et même moi, j'avais vu dans les yeux de cet autre Tom ni espoir, ni rêve, ni encore moins d'amour, pas pour moi, jamais pour moi...je les ressentais moi, rien de plus, et je me disais que ça suffisait, ou peut-être l'esperais-je? Je n'ai vécu que d'illusions et d'espoirs jusqu'à la fin de ma vie, après tout. Que faire semblant me suffirait..après tout, j'ai fait semblant toute ma vie, une vie si courte qui m'a semblé si longue...Oui, pour moi, ce nom représentait l'amour, mon amour, et aujourd'hui encore...Je serai sans doute la seule, la seule à jamais penser cela de lui, mais que m'importe l'avis des autres, je me suis déjà liguée contre lui. Et puisqu'il n'y a plus personne pour me faire changer d'avis, je serais peut-être la seule, mais je le resterai jusqu'au bout, la seule qui l'ait jamais aimé...
Partie 2 : Au commencement..
Je m'appelle Merope Jedusor..oui, Jedusor, peut-être avez-vous compris, moi aussi j'ai porté ce nom, je l'ai porté parce que je le voulais, j'ai volé ce nom parce qu'on ne voulait pas me le donner...avant, je m'appelai Merope Gaunt. C'était ma mère qui avait voulu m'appeler Merope. Merope était une pléiade, dans la mythologie grecque, ma mère avait toujours été passionnée de mythologie, elle aimait bien l'histoire de Merope, et ce nom m'allait bien, cette femme avait eu à souffrir plus qu'on ne le devrait, mari, enfants assassinés. Peut-être qu'elle me ressemblait un peu..à cette différence près : je ne suis pas courageuse. Ma mère aussi me ressemblait beaucoup...elle est morte à ma naissance, et j'ai vécu seule avec mon père et Morfin, mon frère. Enfant, j'aimais mon père et mon frère plus que n'importe qui d'autres, et je me haïssait chaque jour un peu plus de les décevoir. Je n'étais pas douée, en matière de magie, à vrai dire, on pouvait presque me traiter de cramolle...mon père ne s?est pas gêné pour le faire en tout cas. Comme je l'avais déçue...quand il essayait de m'étrangler, je le laissai faire, je serrai les poings, les ongles enfoncés dans ma chaire jusqu?à en saigner, je pleurais, j'en criais mais je ne lui en voulais pas, je méritai ce qu'il m'infligeai. Quand je m'endormai le soir, les marques rouges qui recouvraient mes bras me rappelaient ce que j'étais, une fille indigne.. alors je mordais ses marques, je les mordais quitte à m'arracher la peau, ça m'était bien égal. Je les aimais, je me détestais, je faisais tout ce qu'ils me demandaient, et là encore, je ne réussissais pas. Les coups que l'ont me donnait devenaient une habitude, et parfois je trouvais qu'ils n'étaient pas à la hauteur de mes actes, je prenais plaisir à avoir mal, je me disais que c'était pour mon bien, je voulais souffrir, souffrir plus encore, parfois même je les provoquai, mon père et mon frère, je voulais qu'ils me haïssent, je voulait qu'ils me haïssent pour savourer le sang qui coulait sur mes lèvres quand mon père me frappait contre le mur, je voulais avoir cette impression de sentir battre mon coeur là où étaient mes blessures, et avoir l'impression que plus rien ne battait dans mon coeur. Je voulais hurler de douleur, puis me taire, avoir l'impression de brûler de l'interieur tandis que mon palais savourais le mélange de mon sang et de mes larmes horriblement salées. J'avais en moi le goût de ce sang, j'avais pris l'habitude même de le boire, tel un vampire, pour me dégoûter plus encore de moi-même...J'aimais cette sensation, quand je récupérer de l'air après avoir suffoqué, le cou entre les mains de mon père, c'est là que j'avais compris que j'appréciai la vie autant que je désirai la mort. J'avais déjà songé à me laisser mourir, mourir de la pire manière, qu'ils n'aient plus à me supporter, moi qui les avaient tellement déçu, les avait déçu de ne pas être douée pour la magie, les avait déçu de ne pas être à la hauteur de cet ancêtre qu'ils prenaient tant de temps à aduler : Salazar Serpentard. Mais je n'avais jamais eu le courage d'aller jusqu'au bout, alors, je continuai à me punir, à me mordre, me griffer, et en voyant les marques qui s'ajoutaient à celles qu'ils m'avaient fait, mon père et mon frère doublaient leurs coups, alors je continuai...Tout comme j'avais continué à les aimer. Ce n'est qu'en grandissant que j'ai réalisé, je continuai à obéir, je continuer à me faire du mal, comme une habitude, comme si les coups faisait parti d'un planning familial pour détendre les nerfs de tous, même les miens. Pourtant, oui, je commençai à réaliser, à réaliser que je ne méritai peut-être pas tout ça, et les jours passant, j'ai fini par les haïr. Et je n'aimais plus personne, puisque je me détestai moi-même, personne, personne, longtemps...avant d'en aimer un autre...
Partie 3 : L'autre..
Cet autre s'appelait Tom Jedusor. Je l'avais vu pour la première fois à travers la fenêtre de la cuisine, il était séduisant, il semblait heureux...il était moldu en somme, il était ce que je n'étais pas, je n'ai jamais été belle, et ma condition m'avait rendu plus misérable encore, il représentait tout ce que je pouvais désirer, il ne me connaissait ni de vue, ni de nom. A Little Hangleton, le nom de Gaunt inspirait les moqueries, la crainte, personne ne cherchait à s'approcher d'eux, on savait le fils complètement fou, le vieux propriétaire extrêmement violent..on ne savait rien sur Merope Gaunt, je n'avais d'importance aux yeux de personne, pas même à ceux de mon père ou de Morfin. J'aurais bien aimé qu'il vienne un jour dans notre maison, et qu'il me regarde, qu'il me regarde comme je l'avais regardé la première fois, et qu'il ne puisse ensuite plus détourner ses yeux des miens. L'amour était réapparu en moi, oui, et j'avais cessé de me faire du mal, ou alors quelque fois, machinalement, sans vraiment m'en rendre compte. Quand ils me frappaient, je pensais à Tom, Tom que je guettai depuis la fenêtre, attendant de le voir partir de chez lui comme une petite fille guetterait son prince charmant. Mais je n'était plus une petite fille, et si j'avais eut plus de lucidité, je me serai rappelé, que les princes charmants n'existaient que dans les contes de fées...mais j'étais trop crédule, je le regardai passer, soir après soir, parfois, je le voyais accompagné d'une jeune fille, rarement la même mais, toujours aussi crédule, je me disais que ces filles ne représentaient rien. Mais moi, que représentais-je, alors? Il ne savait pas mon nom, n'avait jamais vu mon visage...cela valait mieux sans doute, nous ne pouvions pas, du moins, je ne pouvais pas, pas encore...Moi, toujours pleine d'espoir, je continuai à l'observer et à y croire..jusqu'à ce que Morfin l'agresse...Je me souviendrai toujours de ce jours, il était rentré à la maison, un sourire béat aux lèvres, on aurait dit qu'il venait d'accomplir l'acte le plus merveilleux du monde, tandis qu'il gloussait bêtement..et pour cause, son visage était recouvert de sang, du sang qui n'était pas le sien, ni le mien, pour une fois...celui de Tom. C'est à partir de ce moment là, je crois, que j'ai vraiment haït Morfin, que j'ai rêvé d'enfoncer mes dents dans son chaire au lieu de la mienne, d'avaler son sang au lieu du mien, de l'entendre hurler, hurler, plus fort, comme lorsque j'hurlais à en perdre la voix. Je voulais le voir souffrir, souffrir..mon, père, par la même occasion, lui qui trouvait normal qu'il l'est agressé, lui, tout comme ces moldus qui n'avaient commis pour seul crime que le fait d'être des moldus. Moi, je n'ai jamais su comment considérer les moldus, mon regard ne s?est éclairé que lorsque je le vis la première fois...Plus tard, un dénommé Bob Ogden est arrivé chez nous...je n'eus plus rien à faire..Mon père l'a provoqué, évidemment, il n?allait pas le laisser juger son fils comme ça..moi, je faisais la cuisine, j'attendais, je faisais semblant de rien, mais au fond de moi, j'esperai..pourvu, pourvu qu'ils soient punis, qu'ils le soient tous...j'ai été récompensée, de la pire des manière, certes, mais je l'ai été. Morfin m'avait vu guetter l'arriver de Tom, grand bien lui fasse, il a rendu mon père vert de rage, il m'aurait sans doute battu à mort...ses doigts s'étaient posés sur mon cou, son autre main me rouait de coups là où il pouvait m'atteindre..et pour une fois, je me suis défendue, j'ai hurlé..Quelques minutes plus tard, on conduisait Morfin et mon père en prison, et moi, je goûtai enfin au parfum de la liberté..J'ai hurlé, mais pas de douleur, cette fois, de joie, libre, j'étais libre, je l'ai gravé sur ma peau d'un éclat de verre, goûtant à mon sang pour la dernière fois...je savais déjà quoi faire, il ne me fallait que quelques ingrédients...et Tom Jedusor..
Partie 4 : Illusion
Je l'ai dit, je n'étais jamais été très douée pour la magie....mais je ne m'étais jamais sentie si forte, si sûre de moi, comme si toute la magie dont je n'avais pas su faire usage venait de se révéler à moi, tout m'était possible, plus rien ne me semblait infaisable, je m'étais retrouvé invincible, comme si une nouvelle force avait éclaté en moi. Si Morfin où mon père s'étaient retrouvés face à moi, je sais que j'en aurais eu la force, je sais que je les aurait tué, tous les deux, je sais comment j'aurais arraché leur peau à l'endroit du coeur, eux qui avaient voulu me priver du mien. Ils se seraient éteints de la pire des manières, eux qui avaient fait de moi ce pantin éteint qui enfin venait de reprendre vie... Ce soir là, il faisait chaud, j'avait rendu la maison la plus présentable possible, Tom était seul..Quand je l'ai invité à boire un verre, il sembla plus surpris que jamais devoir que la maison des Gaunt avait abrité une fille entre ses murs depuis si longtemps, lui qui ne l'avait jamais vu. Je sais que la seule chance que j'eus à ce moment là était que Tom avait soif, je ne l'interessai pas..je n'étais pas belle comme toutes ces filles si séduisantes qui l'accompagnaient habituellement, je n'avais pas même une beauté banale, j'étais laide, simplement laide, et 'ai vite compris qu'il ne voudrait que s'en aller après avoir bu son verre..c'était sans compter son contenu. Quelques minutes plus tard je m'enfuyai loin d'ici..avec Tom. Amour artificiel...il semblait m'aimer, il semblait m?aimer si fort, il me promettait la lune, les étoiles, et plus encore, mais il n'y avait pas la moindre passion dans ses yeux, comme s'ils étaient éteints, comme s'il ne vivait plus désormais que dans l'idée de me dire qu?il m'aimait, alors que je savais, je savais qu'il ne m'aimait pas, je le savais, je l'avais toujours su, mais je continuai, je continuai encore et encore. J'étais tombée si bas, je n'avais plus d'autre choix que de me complaire dans ce semblant de relation qui n'était qu'une comédie, il jouait à m'aimer sans le savoir, je jouait à ne pas savoir qu'il jouait. Nos baisers, nos étreintes, nos caresses, nos promesses, nos paroles, la chaleur de nos corps l'un contre l'autre, ce n'était pas un rêve devenu réalité, c'était un prolongement du rêve dans la réalité, puisque rien de tout ça n'était vraiment vrai. Alors pour oublier que nous faisions semblant, je m'imaginai que peu à peu, ses véritables sentiments évoluaient, qu'ils m'aimait, que ses mots passionnés, il les pensait, que peu à peu, les promesses n'étaient pas que des promesses. Ce fut dans l'ajout de cette nouvelle illusion que "nous" décidions de nous marier. Il n'y eut rien d'exceptionnel à nos noces, pas de grands banquets, juste le son des cloches, pas d'invités, juste un prêtre un peu désorienté, pas d'amour, juste l'impression qu'il était réciproque., pas de robes blanches, ni de grandes cérémonies, j'avais juste du jour au lendemain prit le nom de Jedusor..Ce ne fut que lorsqu'une autre vie que la mienne vint s'installer en moi que je décidai enfin de détruire l'illusion, espérer simplement qu'il m'avait bel et bien aimé. Je ne lui ai plus donné de potion. Il est rentré à Little Hangleton, je ne l?ai pas retenu, je l'ai regardé s'en aller, j'ai accepté, je souffrais, mais j'ai accepté, je lui ai laissé le choix..parce que je l?aimais. Il y avait eu de l'amour dans notre couple..mon amour. J?aurais aimé qu'il suffise. J'ai retrouvé goût à mon sang, et nous ai affaibli moi-même, moi et mon futur fils. J'étais stupide, je le sais, j'aurais du le haïr comme je haïssais mon frère et mon père, mais je n'arrivai qu'à l'aimer, l'aimer de plus en plus, et cet enfant qui grandissait dans mon ventre lui criait de me revenir et me poussait à l'aimer plus encore. Et puisque Tom Jedusor n'avais su m'aimer, l'enfant que j'allais mettre au monde, j'avais décidé de l'appeler Tom, comme son père, pour qu'un Tom Jedusor m'ait tout de même aimé un jour...
Partie 5 : mon épilogue
Je ne savais pas comment j'allai faire pour nous permettre de vivre, moi et mon fils, je n'avais presque aucune richesse, Tom m'avait accompagné avec la sienne, et était reparti avec elle. Me nourrir était une épreuve de chaque jour, et m'abreuver de mon sang était devenu une coutume, comme les coups d'autrefois. Moi, je n'ai jamais été riche, si nous déscendions d'une lignée noble, comme se plaisait à s'en vanter mon père, nous n'avions cependant pas la moindre fortune, notre maison en témoignait, nous n'avions qu'une chose, en héritage de Salazar Serpentard...un médaillon, ce médaillon qui lui avait appartenu, ce médaillon dont mon père avait toujours été si fière. Je savais qu'il avait de la valeur, quelque chose longtemps m'avait empêché d'en profiter, jusqu'au jour où le choix n'existait plus vraiment..J'étais complètement désespérée, je ne savais pas quoi faire ni où aller..qu'allait devenir mon fils, à présent? J'errai de villes en villes, sachant mon salut nulle part, dormant où l'on m'accordait un toit, quant on m'en accordait un...Quand j'arrivai à Londres, je ne me sentais presque plus de force, si je n'avais pas su la vie qui prenait corps en moi, je serais morte, j'aurais abandonné, mais voilà, dans mon ventre, Tom Jedusor, déjà, attendait son heure. J'ai vendu le médaillon, je n'ai pas cherché à en savoir la valeur, je n'avais plus besoin de grand chose, juste encore de quoi vivre avant la naissance de mon fils, en espérant qu'il aurait les traits de son père. Je le vendis dix gallions, je savais que c'était très peu..je m'en moquais, à quoi me servirait de posséder plus? J'avais froid, et je savais que ce froid n'avait rien à voir avec la neige qui tombait alentour, ou si peu..je n'avais plus de force..à certains moments, je voulus rentrer chez moi, mais je savais que mon père et Morfin devaient être revenus, je ne voulais plus les voir. Je n'avais pas le choix, j'ignore si j'ai été lâche, mais je ne pouvait pas servir de mère à mon fils, je le savais, lâche, peut-être pas, mais faible, je l'étais, oui, je n'en pouvais plus, tout ce que je voulais, c'était de savoir mon fils heureux, pouvoir m'en aller avec cette certitude. Le jour de sa naissance, je m'étais rendu à l'orphelinat, c'était un orphelinat moldu, je le savais, mais moldu ou sorcier, quelle importance? L'être que j'avais aimé le plus après mon fils avait été un moldu, j'avais rêvé que mon fils lui ressemble...Je n'ai pu le voir qu'une heure..il était magnifique, il était le portrait craché de son père. J'ai dis à Mrs Cole, la directrice de l'orphelinat, de l'appeler Tom, Tom Elvis, les prénoms de ceux que j'ai aimé un jour..et qui ne m'aimeront jamais. J'aurais voulu qu'il puisse m'aimer comme je l'ai aimé, il étais déjà trop tard, une heure seulement après sa naissance, la vie m'avait quitté...
Qui était Tom Jedusor? Tom Jedusor, c'étaient des interrogations, des questions dont je ne connaît toujours pas la réponse. Tom Jedusor, c'était celui que je voulais me voir aimer, et qui jamais ne se souviendra jamais m'avoir aimé un jour. Tom Jedusor, c'était celui qui me vengea sans le savoir, le remède à mes souffrances après ma mort...Tom Jedusor, c'est mon épilogue, le mien, puisqu'il ne me sera jamais possible d'écrire le sien...